Compte-rendu du séjour à Pleaux

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Randonnées autour de Pleaux du 1er au 8 juin 2015

1er juin, 9 h 30, porte d’Orléans, le temps est frais et nuageux et pourtant un petit groupe est là, déjà plein d’entrain. Quelques indices me mettent sur la voie : sacs à dos, bâtons, chaussures de randonnée. Ce sont bien les randonneurs de la CMCAS Paris qui s’apprêtent à partir pour Pleaux, dans le Cantal. Ils embarquent bientôt dans les deux véhicules conduits par Pierre-Paul et Claude, nos organisateurs et guides pour cette semaine.
En fin d’après-midi, après avoir pris possession de nos chambres à l’institution CCAS de Pleaux, un pot d’accueil nous attend. Le site est vaste, aéré et nous repérons tout de suite la piscine où il fera bon venir se détendre. Pierre-Paul nous éclaire sur ce qui nous attend : les kilomètres, les dénivelés, mais rien ne nous effraie. La météo s’annonce favorable. A nous les Monts du Cantal !

La première journée est douce en température avec encore quelques nuages ; c’est une première prise de contact avec les paysages cantaliens, ses villages, comme St-Martin-Valmeroux d’où nous démarrons notre rando, ses fleurs et bien sûr ses vaches avec la si célèbre Salers à la couleur brune.
Il ne le dit pas mais je suis sûre que Pierre-Paul jauge sa troupe en vue d’adapter éventuellement son programme. Ouf, tout se passe bien !

Dès le deuxième jour la chaleur est là pour attaquer « Le Roman de la Jordanne » ; non, non, ce n’est pas la journée lecture, pas déjà ! C’est le nom de notre rando qui passe par d’agréables sentiers sur les deux versants de la vallée de la Jordanne. Nous découvrons deux petits hameaux avec leurs maisons traditionnelles aux superbes toits de lauzes qui ont résisté au temps, et leur caractéristique église d’architecture romane avec un clocher à peigne.

Nous faisons connaissance avec Le Puy Mary (1787 m) le troisième jour. La montée est rude depuis le Pas de Peyrol où nous avons stationné : 200 m de dénivelé sur une courte distance. Le sentier est si emprunté qu’il est aménagé pour protéger la montagne ; mais il faut bien dire qu’il la défigure aussi.
De l’autre côté la descente est plus rude mais la vue est absolument superbe. Les pierres roulent sous nos chaussures, la fatigue commence à se faire sentir. Grâce à l’altitude nous ne souffrons pas de la chaleur mais le soleil tape et laissera quelques traces…

Tout au long des chemins nous avons découvert de nombreuses fleurs sans pouvoir toujours les nommer. Ce sera fait aujourd’hui vendredi, car nous passons la journée avec Thierry notre guide « flore et faune ». Du col de Néronne nous montons doucement le long de la vallée glacière avec les ruines d’anciens burons.
Outre les orchis aux couleurs variées, nous avons fait connaissance avec l’élégante linaigrette blanche. Deux grandes fleurs sont victimes de leur beauté : l’anémone soufrée de couleur jaune et le lis martagon ; interdiction absolue de les cueillir.
La grassette, petite fleur qui imite la violette, nous a étonnés : elle mange les insectes qui se posent sur ses feuilles recouvertes d’un liquide gluant.
Dans la catégorie des plantes gustatives, nous avons pu reconnaître la grande gentiane jaune (à ne pas confondre avec le vérâtre blanc toxique), le serpolet, la réglisse avec ses fleurs roses, le fenouil et bien sûr les myrtilles.

En montant au Col d’Enfloquet (1610 m), certains d’entre nous aperçoivent des biches et des marmottes. Le vent souffle mais le panorama nous récompense de nos efforts.
La descente au milieu des pâturages ou en balcon est très belle.

Samedi 6, nous partons de Brageac, petit village de 20 habitants avec son église romane du 12ème siècle. Notre circuit s’intitule « le trou du loup » et nous conduit par une longue descente en forêt au fond des gorges de l’Auze. En chemin nous découvrons les vestiges de l’Ermitage de Saint Till ainsi que la fontaine où il venait probablement puiser son eau.

Notre dernier jour est consacré à la visite de deux beaux villages : Salers où nous goûtons les spécialités cantaliennes et Tournemire dominé par les tours du château d’Anjony. La pluie est au rendez-vous et nous aide à quitter cette belle région sans trop de regrets.

Un grand merci à nos deux accompagnateurs ainsi qu’à la CMCAS sans qui ce séjour n’aurait pas été possible et vivement la reprise de nos randonnées en Ile de France !

Author: bremauda

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